
Dimanche dernier, le président de la FIFA, Gianni Infantino, en visite privée à Agadir, s’est retrouvé bloqué dans un embouteillage monstre sur la route menant à Taghazout Bay. Il a mis plus d’une heure pour parcourir à peine 17 kilomètres. Une scène banale pour les habitants de la région. Mais un vrai signal d’alarme pour le Maroc.
Car ce n’est pas juste une histoire de bouchon.
Dans deux ans, la Coupe d’Afrique. Dans cinq ans, la Coupe du Monde. Agadir va accueillir des équipes nationales, des délégations officielles, des sponsors, des journalistes, des supporters. Et tout ce beau monde devra circuler entre le stade Adrar et les hôtels de Taghazout Bay. Une route, une seule. Et régulièrement saturée.
On ne peut pas se permettre que le Maroc donne l’image d’un pays mal préparé, où l’on arrive en retard aux matchs à cause du trafic. Ce serait un contre-sens total face à tous les efforts consentis pour moderniser les stades, les infrastructures sportives, et promouvoir notre image à l’international.
Le Maroc a les moyens de ses ambitions. Ce n’est pas une voie étroite entre deux plages qui doit faire trébucher une nation qui rêve grand. Il faut agir. Non pas avec des rustines ou des petits travaux symboliques, mais avec une vraie décision politique. Une extension de la route ? Une voie rapide parallèle ? Tout est sur la table, à condition d’y mettre la volonté.
Ce n’est pas juste une question de confort. C’est une question de crédibilité. Une question de cohérence.
Parce que si on veut organiser les plus grandes compétitions du monde, il faut être prêts à tous les niveaux. Et ça commence par une chose toute simple : que les gens puissent arriver à l’heure.
Alors oui, il est temps de regarder cette route en face.



