Le Sheikh Soufi Mohammed Fouzi Al Karkari élevé au rang prestigieux de Paul Harris Fellow à Paris


Le 21 septembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, cinq Clubs du Rotary – Paris, Longjumeau, Antony-Sceaux, Bourg-la-Reine et Verrières-le-Buisson – ont organisé à Paris un Symposium consacré à la paix. L’événement, tenu au Théâtre Firmin Gémier à Antony, a rassemblé des personnalités spirituelles, culturelles et politiques autour d’un même idéal : bâtir des ponts entre les civilisations.
Parmi les intervenants, la présence du guide spirituel marocain, le Sheikh Sidi Mohamed Faouzi Al Karkari, a marqué les esprits. Son intervention, centrée sur la diversité comme richesse universelle, a rappelé que le Coran enseigne : « Nous vous avons créés en nations et en tribus afin que vous vous connaissiez » (Sourate 49, verset 13). Pour lui, la pluralité n’est pas un danger, mais une opportunité d’enrichissement mutuel.

À une table ronde consacrée à la laïcité, modérée par Claire Derville (France 2), le Sheikh a dialogué avec le Père Alexandre Comte, Pascal Colin et Kiran Mathur, apportant un éclairage venu du Maroc où, depuis des siècles, musulmans, juifs et chrétiens cohabitent en paix. Il a insisté : « La diversité est une richesse pour l’humanité et non une contrainte. »
Le Sheikh a rappelé que la haine trouve sa racine dans l’ignorance, tandis que l’amour et la paix projettent la lumière intérieure de chacun. « Le croyant est le miroir de son frère », a-t-il affirmé, résumant en une phrase la philosophie soufie : ce que nous percevons chez autrui n’est que le reflet de ce que nous portons en nous.
Évoquant l’épisode coranique de Moïse et Aaron face à Pharaon, il a souligné la force des paroles douces, même face à l’arrogance : « Si Dieu a recommandé la douceur face à celui qui se proclamait dieu, à plus forte raison devons-nous user de bienveillance dans nos divergences ordinaires. »
Cette sagesse a touché l’assemblée, car elle transcende les frontières religieuses pour s’adresser à l’humanité entière. Pour le Sheikh, la paix ne se construit pas par la domination, mais par la reconnaissance de la lumière divine en chaque être humain : « Dieu est la lumière des cieux et de la terre ».
À l’issue du symposium, le Sheikh a été élevé au rang prestigieux de Paul Harris Fellow par les Clubs du Rotary organisateurs, une distinction internationale qui salue son engagement pour la paix et le dialogue universel. Elle consacre l’action d’un maître soufi dont la communauté dépasse aujourd’hui les deux millions de disciples à travers le monde et dont le message, né au Maroc, rayonne bien au-delà de ses frontières.
Ce moment solennel, rendu possible par la mobilisation des Rotary Clubs et le soutien de la mairie d’Antony, illustre la vocation universelle du soufisme : transformer la lumière intérieure en force de réconciliation et d’amour.
Au nom de tous ceux qui croient à la paix, je tiens à exprimer ma gratitude aux organisateurs – Maroun Hobeika, président du Rotary Antony-Sceaux, et Alain Krief, vice-président de la commission culture et dialogue interreligieux du Consistoire de France – ainsi qu’aux Clubs Rotary de Paris, Longjumeau, Antony-Sceaux, Bourg-la-Reine et Verrières-le-Buisson. Grâce à eux, ce Symposium a fait de Paris, le temps d’une journée, la capitale de la fraternité universelle.




