2ᵉ édition du forum AFRIC LINKS à Casablanca
Discours de SEM Seynabou Dial Ambassadrice du Sénégal au Maroc

Le discours de Seynadou Dial à la 2ᵉ édition du forum AFRIC LINKS manifeste d’emblée un engagement profond en faveur de la coopération africaine, ancré dans une vision humaniste et pragmatique du développement continental.
Dès ses premiers mots, l’ambassadrice situe son intervention dans un contexte de travail intense, marqué par une actualité diplomatique et des préparatifs importants, ce qui traduit l’ampleur des responsabilités qui incombent à un diplomate africain aujourd’hui. Cette mise en situation n’est pas une simple formalité : elle constitue une affirmation de la présence active du Sénégal dans les dynamiques de coopération avec le Maroc et l’Afrique tout entière.
Seynadou Dial exprime une reconnaissance explicite envers les organisateurs, notamment la Chambre de commerce, d’industrie et de services de la région Casablanca, ce qui illustre l’importance des partenariats institutionnels entre institutions africaines. *
Elle souligne que l’utilité du forum réside dans « l’esprit de l’initiative » et le **choix des thèmes abordés par les personnalités invitées ». Cette remarque indique que, pour elle, un forum tel qu’AFRIC LINKS ne se limite pas à des déclarations générales, mais doit être évalué à travers la pertinence des sujets débattus pour le développement réel des pays africains.
Un des axes marquants de son intervention est la reconnaissance de la place stratégique du sport, de la culture, de la technologie et de l’innovation dans les politiques de développement. En les mettant au cœur de son raisonnement, l’ambassadrice élargit explicitement la notion de diplomatie économique : elle ne la réduit pas aux seules transactions financières ou aux accords commerciaux, mais la conçoit comme un mécanisme multidimensionnel, capable de dynamiser les économies à travers des secteurs souvent négligés.
Ainsi, la diplomatie ne devient plus exclusivement la gestion des relations entre États, mais un outil pour amplifier les talents, les industries et les forces créatives du continent.
Dans le prolongement de cette vision, Seynadou Dial insiste sur la nécessité d’une approche coordonnée au niveau des politiques publiques. Elle rejette l’idée du développement comme simple slogan politique et l’affirme plutôt comme un ensemble d’actions cohérentes et coordonnées, fondées sur des principes tels que l’intégration, la solidarité, l’engagement collectif et le partage d’intérêts communs.
Cette perspective met en avant une dimension d’appropriation africaine du développement, où les solutions sont conçues à partir des réalités et des aspirations des peuples africains eux-mêmes.
L’ambassadrice évoque ensuite les « chantiers » du développement, qu’elle présente comme vastes et complexes, demandant l’implication de tous les acteurs — économiques, politiques, scientifiques, sociaux. Cette vision inclusive met en valeur une compréhension holistique du développement, où chaque acteur détient une pièce du puzzle.
Elle appelle à une mobilisation des forces internes de l’Afrique tout en reconnaissant la nécessité de nouvelles formes de partenariat, notamment pour répondre aux défis de financement.
Seynadou Dial aborde également des thèmes contemporains essentiels, comme l’intelligence artificielle, qu’elle place dans les domaines clés qui détermineront l’avenir du continent.
La mention de ces questions technologiques démontre une volonté d’inscrire l’Afrique dans les dynamiques mondiales, non seulement comme bénéficiaire, mais comme acteur compétitif à part entière.
Enfin, malgré la reconnaissance des incertitudes et des défis, son discours laisse transparaître un message d’espoir et de confiance.
L’ambassadrice affirme la capacité des Africains à transformer leurs opportunités en réalités tangibles. Cette conclusion, marquée par l’optimisme et la conviction que l’intégration économique et la coopération durable sont possibles, donne au forum un ton mobilisateur et résolument tourné vers l’avenir.



