Malek Semar honoré par la Médaille de l’Africanité

Paris, France — Le dimanche 15 décembre 2024, dans une atmosphère empreinte de solennité et d’espoir, la Fondation Trophée de l’Africanité a remis la Médaille de l’Africanité à Malek Semar, artiste engagé et militant des droits humains connu sous le nom de scène « La Voix de l’Eau », lors d’une cérémonie tenue à Paris.
Cette distinction honore un engagement artistique et humanitaire d’exception : à travers son spectacle pour sensibiliser à l’eau et son activisme, Malek Semar porte la voix des communautés africaines confrontées à la pénurie d’eau, aux déplacements climatiques et à l’injustice environnementale. Le nom de son ONG — « No Water No Us » (« Pas d’eau, pas nous ») — résonne comme un manifeste universel : l’eau n’est pas une marchandise, mais le fondement même de la vie, de la dignité et de l’avenir des peuples.
Dans un continent où plus de 400 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable, son combat transcende les frontières. Il relie la crise climatique à la justice sociale, dénonçant avec force les inégalités qui frappent en premier les populations les plus vulnérables — souvent africaines — tout en célébrant la résilience, la solidarité et l’ingéniosité des communautés face à l’adversité.
Lors de la cérémonie, Malek Semar a déclaré avec émotion : « « No Water No Us » n’est pas un slogan. C’est un cri venu du Sahara asséché, des rivières taries du Sahel, des villages entiers obligés de migrer parce que la terre ne donne plus. Cette médaille est pour eux. Parce que sans eau, il n’y a pas de vie. Sans justice, il n’y a pas d’avenir. Et sans Africanité consciente, il n’y a pas de résistance. »
Le Président de la Fondation Trophée de l’Africanité a ajouté : « Malek Semar incarne l’Africanité du XXIᵉ siècle : ancrée dans les défis du continent, mais universelle dans son message. Il nous rappelle que l’eau est le premier droit, le premier patrimoine, le premier lien entre nous. En honorant son combat, nous honorons chaque Africain qui se lève chaque matin pour défendre ce bien commun. »
La soirée s’est conclue par une performance artistique immersive mêlant percussions africaines, spoken word et projections visuelles sur les enjeux hydriques du continent — un hommage vibrant à la vie, à la terre et à la mémoire des ancêtres gardiens des sources.


