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Et le monde dit oui au Maroc

L'exploit diplomatique du Royaume du Maroc autour du plan d'autonomie.

L’histoire retiendra une date. Le 31 octobre 2025.

Ce soir-là, à New York, quinze mains se lèvent ou s’abstiennent. Aucune ne s’oppose.

Le Conseil de sécurité adopte la résolution 2797, consacrant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme la solution la plus réalisable au différend du Sahara.

Porté par les États-Unis, le texte recueille onze voix favorables et aucune opposition.

Cinquante ans de patience venaient de trouver leur récompense.

Mais cette victoire n’est pas tombée du ciel. Elle a été construite, pierre après pierre, capitale après capitale, par une diplomatie silencieuse et obstinée.

Le Royaume du Maroc a accompli ce qu’aucune chancellerie n’aurait cru possible il y a vingt ans : fédérer le monde autour d’une idée.

Le plan d’autonomie marocain pour le Sahara a obtenu le soutien de 120 pays à travers le monde. Cent vingt nations.

Parmi elles, les États-Unis, l’Espagne et la France, qui soutiennent désormais explicitement cette initiative.

Vingt-deux des vingt-sept États membres de l’Union européenne ont officiellement exprimé leur soutien, auxquels s’ajoutent les six pays du Conseil de coopération du Golfe, ainsi que des nations d’Amérique latine, d’Asie centrale et d’Afrique.

Il faut mesurer l’ampleur de l’exploit.

Une nation africaine de quarante millions d’habitants a convaincu, un par un, les deux tiers de la planète. Sans canonnières. Sans ultimatums.

Par la seule force d’une proposition juste, déposée aux Nations Unies en 2007, et d’une constance royale qui n’a jamais fléchi. Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie,  avait défini, il y a des années déjà, la question du Sahara comme le principal critère à l’aune duquel le Maroc évalue ses relations internationales.

Depuis, la diplomatie marocaine a élargi progressivement le cercle des pays qui soutiennent publiquement la proposition d’autonomie.

Washington en 2020. Madrid en 2022. Paris en 2024. Le Kenya en mai 2025, le Royaume-Uni en juin, le Portugal en juillet.

La carte du monde, lentement, s’est teintée aux couleurs du Royaume.

Le soir de la résolution, le Roi s’est adressé à son peuple. Sa voix était calme. Ses mots, immenses.

« Désormais, il y aura un avant et un après 31 octobre 2025 », a déclaré le Souverain, saluant l’avènement du « temps du Maroc uni qui s’étend de Tanger à Lagouira », et rappelant que les deux tiers des États membres des Nations Unies considèrent désormais l’Initiative d’Autonomie comme le seul cadre qui vaille pour le règlement de ce conflit.

Et puis, dans ce moment de triomphe, le geste qui distingue les grands rois des simples vainqueurs. La main tendue. Mohammed VI a invité le président Abdelmadjid Tebboune à « un dialogue fraternel sincère entre le Maroc et l’Algérie », afin de jeter les bases de relations nouvelles fondées sur la confiance, la fraternité et le bon voisinage.

Pas d’humiliation du voisin. Pas de revanche.

Une offre de paix, prononcée au sommet de la victoire. C’est là, peut-être, la marque la plus profonde de cette réussite.

Le Royaume a voulu que cette date ne s’efface jamais. Le 31 octobre a été décrété fête nationale sous le nom de « Aïd Al Wahda », la Fête de l’Unité, en référence à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale inébranlable du Royaume.

Chaque année désormais, le Maroc se souviendra qu’un peuple patient finit toujours par avoir raison de l’Histoire.

Cent vingt pays ne se trompent pas ensemble. Ils ont vu ce que le Maroc proposait : non pas la domination, mais le partage. Un compromis gagnant-gagnant, où l’État préserve son unité territoriale tout en transférant des compétences à la population sahraouie, qui peut s’autogérer démocratiquement.

Une autonomie réelle, dans une souveraineté assumée. La sagesse contre l’impasse. Le développement contre la rente du conflit.

L’exploit marocain restera dans les manuels de diplomatie. Il enseigne qu’une cause juste, portée avec constance par un Roi visionnaire et un peuple uni, peut retourner le monde sans tirer un coup de feu.

Le désert a attendu cinquante ans. Le monde a fini par entendre. Et le Maroc, de Tanger à Lagouira, est rentré chez lui.

Dr Nasrallah Belkhayate

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