
Le 19 octobre 2025 restera gravé dans les annales du football mondial. Ce jour-là, à Santiago du Chili, la jeune équipe du Maroc des moins de 20 ans a défié tous les pronostics pour s’offrir une victoire historique face à l’Argentine, sextuple championne du monde, en finale de la Coupe du Monde U20.
Un score net de 2-0, un doublé magistral de Yassir Zabiri, et les Lionceaux de l’Atlas ont soulevé pour la première fois le trophée le plus convoité de leur catégorie. Bien plus qu’un simple succès sportif, ce sacre est l’aboutissement d’une vision stratégique, l’expression d’un soutien populaire sans faille et le symbole d’un Maroc qui s’affirme sur la scène internationale, ouvrant la voie à ce que beaucoup qualifient de « miracle marocain » et africain dans tous les domaines.
Ce triomphe n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans une dynamique de développement insufflée au plus haut sommet de l’État. La vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour le sport marocain, et le football en particulier, a été le catalyseur de cette réussite.
En témoigne le message vibrant adressé par le Souverain aux héros de Santiago, où il a exprimé sa « joie immense et sa profonde fierté » devant cet exploit. Le Roi a salué une génération de joueurs incarnant la confiance, l’harmonie et un esprit de cohésion exemplaire. Dans son message, il a souligné que cette victoire historique honore la nation tout entière.
« Vous avez honoré le Maroc et l’Afrique sur la scène mondiale, » a déclaré Sa Majesté le Roi, saluant également le travail des entraîneurs, du staff technique et de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) .
Cette impulsion royale s’est traduite par des investissements stratégiques, notamment à travers des infrastructures de pointe comme l’Académie Mohammed VI de Football, devenue une véritable pépinière de talents et un modèle de formation sur le continent.
Pour atteindre le sommet du monde, les Lionceaux de l’Atlas ont dû naviguer un parcours semé d’embûches, affrontant certaines des meilleures nations du football. Leur parcours témoigne d’une résilience et d’une force de caractère exceptionnelles.
Ce chemin vers la finale, marqué par des victoires contre des géants du football comme l’Espagne, les USA, la Corée du Sud, le Brésil, la France et l’Argentine, démontre la qualité et la maturité de cette jeune équipe.
Derrière ce succès collectif se cachent des individualités remarquables et une structure solide. L’entraîneur Mohamed Ouahbi a su inculquer à son groupe une discipline tactique et une force mentale à toute épreuve. Sa gestion calme et sa confiance inébranlable en ses jeunes joueurs ont été des facteurs déterminants.
Sur le terrain, des talents ont ébloui le monde. Yassir Zabiri, auteur d’un doublé en finale, a été le finisseur clinique, tandis que le capitaine Othmane Maamma, élu meilleur joueur du tournoi, a été le métronome et le leader technique de l’équipe. Des joueurs comme le gardien Ibrahim Gomis ou les défenseurs Ismael Baouf et Fouad Zahouani ont également été impériaux.
Ce succès est aussi celui de la Fédération Royale Marocaine de Football, présidée par Fouzi Lekjaa. Sa stratégie de développement à long terme, axée sur la formation et la professionnalisation des structures, porte aujourd’hui ses fruits, s’inscrivant dans la continuité des performances exceptionnelles du Maroc lors de la Coupe du Monde 2022 au Qatar (4ème place) et des Jeux Olympiques de Paris 2024 (médaille de bronze).
La victoire s’est également jouée en dehors des terrains. La diplomatie marocaine a été d’un soutien sans faille. L’ambassadrice du Maroc au Chili, Kenza El Ghali, a joué un rôle prépondérant, mobilisant la communauté marocaine et facilitant l’arrivée des supporters, notamment en obtenant une exemption de visa pour les vols spéciaux affrétés par Royal Air Maroc. Sa présence constante aux côtés de l’équipe a été une source de motivation supplémentaire.
Cette ferveur a traversé les frontières. Au Maroc, des scènes de liesse ont éclaté dans toutes les villes, unissant le peuple dans une célébration collective. Mais le soutien ne s’est pas limité aux frontières nationales. Le monde arabe et le continent africain, dont le Maroc est devenu le deuxième champion du monde U20 de l’histoire après le Ghana, ont vibré au rythme des exploits des Lionceaux. Même en Amérique du Sud, au cœur du Chili, le public local s’est pris d’affection pour cette équipe marocaine, la soutenant massivement en finale face à son voisin argentin.
En remportant cette Coupe du Monde, le Maroc a fait bien plus que gagner un tournoi de football. Il a envoyé un message puissant au monde entier. Celui d’une nation en plein essor, capable de rivaliser avec les meilleurs dans tous les domaines.
Ce « miracle marocain », comme certains l’appellent, est une source d’inspiration pour toute l’Afrique. Il prouve que par la vision, le travail et la détermination, il est possible de transformer les rêves en réalité en cultivant l ‘esprit de Famille au cœur de la Nation.
Ce titre mondial n’est pas une fin en soi, mais le début d’une nouvelle ère. Avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations en 2025 et la co-organisation de la Coupe du Monde en 2030, le Maroc est plus que jamais au centre de la planète football.
Les Lionceaux de l’Atlas ont ouvert la voie, et c’est tout un continent qui s’engouffre dans leur sillage, avec l’espoir de voir se multiplier de tels miracles.



