La Konrad Adenauer Stiftung Consacre la Résolution 2797 comme Rupture Historique
Une Victoire Stratégique Définitive pour le Maroc

La Fondation Konrad Adenauer Stiftung (KAS), think tank allemand influent proche de l’Union chrétienne-démocrate et reconnu pour son impact direct sur les orientations diplomatiques européennes, a publié en décembre 2025 son septième rapport Morocco Radar intitulé « What’s next for Morocco after the UN Security Council vote on Resolution 2797 ? ».
Ce document qualifie sans ambiguïté la résolution 2797, adoptée le 31 octobre 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies, de « rupture historique » dans le dossier du Sahara marocain.
Pour la première fois depuis l’inscription de cette question à l’agenda onusien, le Conseil de sécurité désigne explicitement l’initiative marocaine d’autonomie comme la base unique des négociations, la mentionnant à six reprises dans un texte d’une seule page qui remplace la résolution précédente de quarante-trois paragraphes.
Le préambule affirme qu’une autonomie véritable sous souveraineté marocaine représente la solution la plus viable, tandis que les paragraphes opératoires excluent toute référence à un référendum et mandatent le Secrétaire général et son Envoyé personnel à faciliter des négociations exclusivement dans ce cadre.
Cette analyse de la KAS revêt une importance stratégique majeure pour le Royaume du Maroc car elle émane d’une institution dont les grilles de lecture structurent durablement la perception des chancelleries européennes, des institutions communautaires et des acteurs économiques sur les grands dossiers géopolitiques.
En qualifiant la résolution 2797 de rupture historique, la Fondation fournit un cadre interprétatif qui consolide le momentum diplomatique marocain et oriente les décisions futures des partenaires européens du Maroc.
Le soutien décisif des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, qui a permis d’obtenir la majorité la plus large jamais enregistrée par le Maroc sur ce dossier, témoigne d’un alignement international croissant autour de la proposition marocaine, fruit d’une diplomatie royale menée sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Sur le plan stratégique, ce rapport souligne que la résolution marque un passage décisif d’une phase argumentative à une phase opérationnelle.
Le Maroc dispose désormais d’un avantage temporel précieux avec le renouvellement pour un an du mandat de la MINURSO et la revue stratégique demandée dans six mois.
Il s’agit pour le Royaume de transformer cette victoire politique en architecture institutionnelle irréprochable en actualisant l’initiative d’autonomie de 2007, comme l’a annoncé Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qu’ Allah le glorifie, pour en faire un texte de négociation solide définissant opérationnellement ce qu’est une « autonomie véritable ».
Cela implique d’intégrer les avancées de la Constitution de 2011, la régionalisation avancée et des garanties institutionnelles fortes, afin que le plan marocain devienne la référence internationale incontestée.
Les implications stratégiques sont profondes et multidimensionnelles. Sur le plan juridique, l’adoption de ce cadre unique facilite l’alignement des instances internationales, notamment la Cour de justice de l’Union européenne, sur la réalité de la souveraineté marocaine exercée à travers l’autonomie, résolvant ainsi les contentieux persistants sur les accords commerciaux, l’exploitation des ressources et le statut territorial.
Sur le plan économique, elle sécurise les investissements, accélère les grands projets d’infrastructures comme le port de Dakhla Atlantique, renforce le rôle du Maroc dans le gazoduc Nigeria-Maroc et intègre pleinement la façade atlantique aux routes énergétiques et commerciales africaines, transformant les provinces du Sud en véritable moteur de croissance nationale et régionale.
Enfin, cette analyse stratégique met en garde contre les tentatives potentielles de dilution du cadre par des acteurs adverses, tout en exhortant le Maroc à maintenir une pression diplomatique constante pour ancrer les discussions sur les modalités d’application plutôt que sur le principe lui-même.
En présentant le plan d’autonomie comme un modèle crédible de gouvernance régionale compatible avec les standards internationaux, le Royaume consolide non seulement sa souveraineté effective mais positionne également le Sahara marocain comme un espace de stabilité et de prospérité partagée au service du Maghreb et de l’Afrique tout entière.
Ce rapport de la Konrad Adenauer Stiftung constitue ainsi un jalon analytique décisif qui conforte la justesse de la Vision Royale et ouvre une nouvelle ère où le Maroc, fort de ce consensus international croissant, peut pleinement déployer son modèle de développement intégré au bénéfice de ses provinces du Sud et de l’ensemble du continent.



